La présence des TPE et PME sur internet

C’est indéniable, Internet est aujourd’hui devenu l’un des leviers de communication les plus puissants. Si les grandes entreprises semblent l’avoir compris, les TPE et les PME doivent aussi prendre conscience de l’impact de la digitalisation sur le développement de leurs activités et de leur chiffre d’affaire.

 

Pour quelles raisons les TPE et PME sont-elles présentes sur Internet ?

Actuellement, 92 % des entreprises sont conscientes de l’importance de leur présence en ligne. Si certaines trouvent que c’est un passage indispensable pour développer leur activité, d’autres considèrent que cela peut leur être utile pour communiquer avec leurs clients.

Quoi qu’il en soit, cette majorité répondante semble être présente sur le web pour trois raisons principales. Effectivement, 63 % déclarent l’utiliser comme moyen pour présenter leur activité, 48 % adoptent la digitalisation afin d’être plus facilement trouvées et 40 % le font principalement dans le but d’assurer une communication optimale avec les prospects et les clients.

Ces pourcentages montrent d’ailleurs que les TPE et les PME sont présentes à 79 % sur les réseaux sociaux. Cela dit, même si ces derniers mènent légèrement la course, un quart des entreprises ont déclaré vendre leurs produits et services sur leurs sites web.

 

Des investissements faibles dans la présence en ligne

À l’heure actuelle, le plus gros défi pour les chefs d’entreprise, c’est de trouver un équilibre entre les investissements financiers et humains, avec le retour sur investissement escompté.

Cela dit, seulement une infime minorité de 5 % investit des montants supérieurs à 5 000 euros par an. À côté, 9 % des entreprises dépensent entre 1 000 et 5 000 euros par an pour assurer leur présence sur le web.

Pour le reste, les investissements demeurent assez faibles : 24 % investissant entre 300 et 1 000 euros, tandis qu’une majorité de 63 % n’y consacre pas plus de 300 euros par an.

Pour ce qui est du temps consacré à la digitalisation, il varie généralement en fonction de la taille de l’entreprise. Si une majorité de 45 % passent une heure par jour à développer leur activité sur le web, 32 % affirment n’y consacrer qu’une heure par semaine. D’un autre côté, 17 % y réservent une heure par mois, tandis que 7 % y consacrent à peine une heure par an.

Par ailleurs, les chiffres démontrent que 61 % des TPE n’y passent pas plus d’une heure par semaine et que 27 % investissent moins d’une heure par mois. Quant aux PME, les chiffres sont respectivement de 51 % et 23 %. Cela nous amène à croire que plus le nombre d’employés est élevé, plus l’entreprise accorde du temps à ces supports de communication digitale.

 

Quelles-en sont les conséquences en termes de chiffres d’affaire ?

Malgré leurs efforts, la plupart des entreprises peinent à mesurer les bénéfices rapportés par leur présence en ligne. En effet, 56 % des TPE n’ont aucune idée des parts de chiffres d’affaire réalisés grâce aux supports web ou pensent que ces parts restent insignifiantes. Cette proportion est encore plus élevée chez les PME et atteint les 68 %.

En revanche, 14 % des PME déclarent tout de même réaliser plus de 30 % de leur chiffre d’affaires grâce à leur digitalisation. Il en est de même pour 24 % des TPE.

 

L’impact des réseaux sociaux

Si 77 % des entreprises ont intégré ces réseaux dans leur stratégie marketing, les résultats obtenus semblent encore loin d’être satisfaisants.

En effet, 66 % des consommateurs affirment que leurs décisions d’achat sont influencées par les différentes plateformes sociales. À l’heure actuelle, les réseaux les plus utilisés au quotidien sont Facebook à 90 %, LinkedIn à 48 % et Instagram à 28 %.

Cela dit, on retrouve encore une fois des contrastes en fonction de la taille de l’entreprise. Pour ce qui est de Facebook par exemple, on peut noter une large utilisation de 85 % chez le PME contre 75 % chez les TPE.

En ce qui concerne LinkedIn, 75 % des PME déclarent s’en servir tandis que seuls 50 % des TPE l’utilisent pour développer leur activité. Enfin, les écarts d’utilisation d’Instagram demeurent minimes avec 34% pour les PME et 28 % pour les TPE.

Pour assurer une présence constante sur ces réseaux, 48 % des PME déclarent avoir recours à un planning de publications, tandis que 52 % n’en utilisent aucun.

 

Développement commercial : comment les entreprises s’y prennent-elles ?

Comme Facebook, LinkedIn et Instagram ne suffisent pas, les entreprises ont déployé d’autres moyens permettant à la fois de générer des leads et de les conserver sur le long terme. En première position, on retrouve le formulaire de contact, aussi bien privilégié par les PME que par les TPE (64 %).

Par ailleurs, les PME misent également beaucoup sur l’emailing (55 %), tandis que les TPE y ont moins recours (43 %).

Quand il s’agit de Newsletter, les PME mènent encore une fois la course avec un pourcentage de 56 % qui baisse à 36 % pour les TPE. Enfin, on remarque que pour les types d’entreprise, les pourcentages d’utilisation des modules de prise de rendez-vous en ligne et les codes promo ne dépassent pas les 15 %.

En outre, parmi les entreprises ayant recours à ces outils de développement commercial sur le web, 26 % déclarent s’assurer de l’efficacité de leurs actions en effectuant des bilans mensuels. À côté, 33 % des entreprises affirment n’avoir recours à aucun de ces outils de développement commercial.

 

E-réputation : les efforts fournis demeurent insuffisants

Étant donné que la concurrence est assez rude, bâtir une e-réputation solide et durable est devenu un réel défi pour les entreprises.

Si 88 % déclarent bénéficier de leur propre nom de domaine, seules 57 % d’entre elles ont combiné leur adresse e-mail à ce dernier. Les 27 % restantes préfèrent utiliser une adresse Gmail.

Effectivement, la gestion des avis et commentaires clients est primordiale pour conserver et entretenir une bonne réputation sur les supports digitaux. Pourtant, 18 % des entreprises n’accordent aucune importance à cela.

En parallèle, 57 % prêtent une attention particulière aux notations et commentaires liés à leurs entreprises. Par contre, seules 12 % effectuent régulièrement des bilans en ligne pour en savoir plus à propos des plaintes, des requêtes et de la satisfaction des clients. Ce pourcentage monte à 20 % pour les PME mais reste tout de même assez faible.

Pour ce qui est de l’aspect publicitaire, 67 % des entreprises affirment ne pas investir dans des actions publicitaires en ligne. Le peu de fois où elles le font, elles accordent 27 % aux publicités sur les réseaux sociaux, 11 % aux mots clés pour le référencement et 3 % à des bannières sur des sites à trafic élevé.

Pour faire connaître leur nom, 50 % des entreprises déclarent être en quête de partenaires influents sur le web. Ces derniers pourraient éventuellement utiliser leur notoriété afin de faire connaître les produits et les services de l’entreprise au grand public.

 

E-commerce : quels sont les services déployés par les entreprises ?

Pour les entreprises qui font de la vente en ligne, plusieurs solutions e-commerce ont été mises en place.

En premier lieu, les entreprises privilégient les moyens de paiement avec un pourcentage de 52 % pour les TPE et de 62 % pour les PME. Il en est de même pour les espaces clients.

Quand il s’agit de canaux pour contacter les prospects et les clients, les pourcentages montent à 59 % pour les TPE et restent à 62 % pour les PME. Viennent ensuite des options moins répandues, telles que le suivi de commande (42 %) et la diversification des modes de paiement (entre 28 et 38 %).

 

Le référencement : une priorité qui devrait être plus exploitée

Si un positionnement optimisé dans les moteurs de recherche est aujourd’hui devenu la clé pour assurer sa visibilité, les entreprises semblent toujours rencontrer des difficultés à figurer dans les premiers résultats de recherche.

La cause est pourtant évidente, celles-ci préfèrent se baser majoritairement sur le référencement naturel. Certes, cela est gratuit et ne touche donc pas au budget de l’entreprise. Néanmoins, les résultats sont loin d’être immédiats.

D’ailleurs, les statistiques parlent d’eux même : seules 56 % des PME déclarent être assez bien positionnées sur les moteurs de recherche. Même si 65 % des entreprises tentent d’améliorer leur référencement, l’achat des mots clés demeure rare, avec seulement 26 % chez les PME.

 

Quels sont donc les aspects à revoir ?

La présence sur Internet est sans doute incontournable pour toucher les cibles visées. Cependant, à l’heure actuelle, la plupart des sociétés entreprennent peu d’actions qui pourraient mener à des résultats concrets en termes de chiffre d’affaire et les pourcentages sont là pour en témoigner.

Afin de tirer pleinement profit de ce levier performant aux multiples enjeux, les TPE et les PME doivent donc s’engager dans un processus de digitalisation bien plus pointu.

Pour ce faire, ils sont dans l’obligation de développer certains points, à commencer par la notion d’investissement et de retour sur investissement. En effet, tant que la rentabilité des investissements sera constamment remise en cause ou mal mesurée, les moyens consacrés à cet aspect demeureront pauvres.

En outre, il faudrait revoir les motifs pour lesquels les entreprises sont présentes sur le web. Certaines ignorent même les bénéfices qui se cachent derrière et se contentent d’une présence passive avec des outils de communication peu suffisants.

Au lieu d’engager des actions pertinentes pour conquérir les clients, les entreprises préfèrent attendre que ces derniers se manifestent par eux-mêmes. Cette culture, encore ancrée dans le monde réel, devient un frein qui les empêche non seulement d’accroître leur chiffre d’affaire et de se démarquer de la concurrence, mais aussi de gagner un temps précieux.

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